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Rappel IMMEDIAT

ASSU 2000 et l'Institut Pasteur, une histoire de cœur

ASSU 2000 s’est engagé, depuis deux ans, auprès de l’Institut Pasteur en soutenant son programme de recherche portant notamment sur la lutte contre les maladies cardiovasculaires. Rencontre avec Philippe Sansonetti, directeur de l’unité de Pathogénie microbienne moléculaire. Le professeur nous présente les travaux de son équipe sur le microbiote intestinal et souligne l’importance du mécénat d’entreprise dans la recherche.

Le Professeur Philippe Sansonetti (à droite sur la photo) et deux de ses collaborateurs, Asmaa Tazi et Joao Diniz de Araujo

Vos travaux portent sur le microbiote intestinal et le métabolisme des lipides. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Notre objectif est de comprendre comment le microbiote affecte le transport et le métabolisme des lipides à l’intérieur de l’épithélium intestinal. Et donc de voir comment on pourrait utiliser ce microbiote. Nous sommes partis de l’idée que certains microbes pouvaient avoir un rôle sur le métabolisme des lipides et particulièrement sur la façon dont l’épithélium intestinal les perçoit, les absorbe, les métabolise et les transfère dans la circulation. Nous souhaitons déterminer si la quantité et la qualité de ces lipides peuvent avoir un impact protecteur ou au contraire agressif sur le système cardio-vasculaire donc sur l’installation ou l’aggravation éventuelle des lésions de l’athérome.

Depuis quand travaillez-vous sur ce projet ? Et où en êtes-vous ?

Nos travaux ont débuté en mars 2011. Nous avons déjà établi un micro-organisme modèle. La preuve a été faite qu’il avait un effet sur le transport lipidique différent de celui d'un autre microbe pris comme contrôle et également différent de la situation observée en l'absence de microbes.

À partir de là, il y a deux voies. L’une qui consiste à pousser encore plus loin l’analyse fondamentale et l’interaction. Et l’autre qui vise à valider le concept le plus vite possible dans un modèle expérimental.

De manière générale, comment sont financées les recherches, au niveau de l’Institut Pasteur ?

En ce qui concerne l’Institut Pasteur, les financements proviennent de trois sources. Près de la moitié de nos revenus sont issus de nos activités propres (contrats, valorisation de notre recherche, etc.). Un peu moins d’un quart de notre budget correspond à des subventions publiques et le quart restant est financé par la générosité privée (dons, legs, revenus du patrimoine).

Et au niveau de l’unité de pathogénie microbienne moléculaire ?

À l’échelle de mon unité, cela prend un aspect un peu différent. Il y a trois sources de financements de base. D’abord, les sources institutionnelles : des fonds nous proviennent de l’Institut Pasteur lui-même, de l’Inserm et du Collège de France. Il y a aussi un financement qui nous vient du ministère de la Recherche via l’Agence nationale de la recherche (ANR) mais, avec la crise, les dotations ont un peu diminué. Enfin, des fonds européens. En fait, le poids de l’Union européenne dans le financement de la science est considérable.

Des subventions peuvent aussi nous parvenir de fonds privés labellisés comme le Howard Hughes Medical Institute ou encore la Fondation Gates aux États-Unis. Et il y a également le mécénat d’entreprise, comme ce que fait ASSU 2000.

Justement, cette année, ASSU 2000 versera 30 000 euros à votre unité de recherche. Quelles dépenses cette somme permet-elle de couvrir ? À financer une partie de votre projet ?

Il s’agit pour nous d’un financement essentiel. En effet, le budget qui est nécessaire pour un post-doctorant afin de travailler à la paillasse pendant un an sur un projet de cette ampleur est de 25 000 euros en moyenne (sans compter le salaire). Pour notre projet en particulier, ce que nous apporte ASSU 2000, c’est la couverture des besoins en crédit de fonctionnement de Joao, notre post-doctorant expert dans le criblage de la cellule épithéliale intestinale. C’est donc une participation considérable.

Concrètement, quel rôle joue le mécène dans un projet scientifique ?

Le mécénat a énormément évolué. Auparavant, il y avait une sorte de « pot commun » : l’Institut Pasteur présentait tous les projets et les donateurs soutenaient un effort global. Maintenant c’est différent, les mécènes aiment bien avoir un retour clair concernant leur don. Ils préfèrent affecter leur don à un projet particulier. Cela donne du sens, y compris humain. Les mécènes veulent connaître l’évolution du projet qu’ils financent et surtout les personnes qui y participent. Cela permet un vrai dialogue et je m’en réjouis.

© ASSU 2000 – juin 2015

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