Octobre rose : Un traitement innovant contre le cancer du sein

Octobre rose : Un traitement innovant contre le cancer du sein

L’Octobre rose est marqué cette année par une étude porteuse de bonnes nouvelles. Selon les chercheurs, il serait possible de ralentir la progression du cancer du sein. On vous explique tout !

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Une étude encourageante

Le 29 septembre, le Lancet Oncology a publié une étude, présentant une nouvelle thérapie afin de ralentir la progression du cancer du sein. Les chercheurs, accompagnés par François-Clément Bidard (oncologue et responsable de groupe de recherche translationnelle), ont pu déterminer, grâce à plusieurs essaies dans des hôpitaux français, qu’il faut repérer à temps la mutation génétique ESR1 afin de pouvoir agir en conséquence.

Pour rappel : le gène ESR1 code pour un récepteur d'œstrogènes et un facteur de transcription. Le récepteur codé par ce gène joue un rôle clé dans le cancer du sein, le cancer de l'endomètre et l'ostéoporose.

Comment ça marche ?

Dans le cas du cancer du sein, les cellules des tumeurs évoluent au fil du temps et deviennent plus tenaces face aux traitements.

Une biopsie liquide permet d’évaluer une tumeur sans avoir à la prélever directement dans les tissus du sein. Pour ce faire, on effectue une prise de sang. On retrouve, en effet, dans le sang une part d’ADN d’où proviennent les cellules cancéreuses.

On peut distinguer deux groupes chez les 80 patientes porteuses de cette mutation. Le premier groupe a reçu le traitement d’origine tandis que le second a reçu un médicament appelé le Fulvestrant. Chez les patientes ayant reçu le médicament, on peut observer que le cancer a été interrompu pendant plusieurs mois.

Les chercheurs estiment que l’usage de la biopsie liquide et le changement de traitement pourraient être une stratégie thérapeutique.

Cependant, cette étude ne permet pas pour le moment de déterminer si le traitement a amélioré la survie des patientes. Il est important de rappeler que l’étude ne se penche que sur un type de cancer du sein, celui où la tumeur est réceptive aux œstrogènes. Seuls les traitements hormonaux fonctionnent dans cette étude.

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Des gestes qui sauvent

Afin d’optimiser les chances de guérison d’un cancer du sein, il faut qu’il soit détecté le plus tôt possible. Il est important de faire des examens de contrôle et de faire de l’autopalpation.

Dans l’idéal, il faudrait faire une autopalpation une fois par mois. Selon les scientifiques ; il est préférable de faire une autopalpation, dans les jours qui suivent vos menstruations.

Voici la liste des signes à surveiller lors d’une autopalpation :

  • changement de la forme du sein ;
  • une grosseur sur le sein ;
  • une zone plus « épaisse » sur le sein ;
  • changement de texture de peau sur le sein ;
  • démangeaison du mamelon ;
  • rougeur sur le sein ;
  • enfoncement du mamelon ;
  • écoulement d’un liquide ;
  • douleur au sein ou sous l’aisselle ;
  • bosse sous l’aisselle ou la clavicule.

Comment faire une autopalpation ?

Une autopalpation est composée de plusieurs étapes :

  • il faut prendre le temps d’observer sa poitrine afin de voir tout changement (écoulements, plis...) ;
  • il faut lever le bras droit, puis avec les trois doigts de votre main gauche, faire des gestes circulaires de votre cou jusque sur votre poitrine. Il ne faut pas oublier de passer par les aisselles ;
  • vous pouvez presser légèrement votre mamelon afin de vérifier qu’il n’y a pas d’écoulements ;
  • répétez la palpation sur votre sein gauche.

Sources : tf1info.fr, thelancet.com, futura-sciences.com

Photo d'illustration : © Olya Kobruseva- pexels.com